Lundi 13 juillet 1998
Départ : Les Houches
Destination : Les Contamines
Nous partons le lundi 13 juillet à 9 heures du matin. Nous garons donc notre voiture sur un petit parking pas très loin du téléphérique de Bellevue. Nous portons pour la première fois nos sacs à dos. Ils paraissent bien lourds (13 kg pour ma femme, 18 kg pour moi). Il fait un superbe soleil. Nous commençons la montée du col de Voza. Arrivés en haut (1653 m), nous rencontrons un savoyard très gentil qui apporte des outils pour l’entretien des télésièges. Nous discutons avec lui et il nous confirme qu’il est préférable de faire le Tour du Mont-Blanc en marchant le plus possible le matin pour être à la fraîche.
Nous redescendons vers Bionnassay (1314 m)puis sur Champel (1201 m). Il fait un soleil de plomb. Puis c’est la remontée sur les Contamines. De gros nuages noirs annoncent un bel orage. Arrivés aux Contamines, l’office du tourisme nous précise qu’il n’y a qu’un seul terrain de camping et qu’il se trouve 3 km plus loin, juste après le Lay (1170 m). Il faut remettre les sacs à dos et refaire ces 3 kilomètres. Le terrain de camping est très bien. La soirée et la nuit sont assez mouvementées car l’orage éclate. Il faut essayer d’aller faire la vaisselle, de se laver au moment où il pleut un peu moins. La tente ne prend pas l’eau.OUF !!
Départ : Les Contamines
Destination : Les Chapieux
Mercredi 15 juillet 1998
Départ : Les Chapieux
Destination : Col de Chécroui (refuge Maison-Vieille)
Le matin, nous sommes réveillés de bonne heure. Il fait 4°. Après le petit déjeuner, nous partons à 7 heures. La montée à Seloge (1809 m) est très agréable pour un début de journée. La vue avec l’éclairage du matin est splendide.
Nous continuons notre ascension jusqu’au refuge des Mottets (1870 m). Nous pouvons nous ravitailler en pain. Puis c’est la montée au col de la Seigne (2516 m). Ce col est la frontière avec l’Italie. Des ânes sont à disposition au refuge pour porter les bagages jusqu’au col; ensuite les ânes redescendent tout seul au refuge. Un couple que nous dépassons dans la montée profite de cette aide. Nous arrivons enfin au col de la Seigne. Il y a beaucoup de vent et il fait un froid de canard. Quelques photos, une barre de céréales et nous repartons. Nous sommes en Italie et Réjane (ma femme) commence à respirer; ah les origines !!
Dans la descente, nous discutons avec un groupe de 6 personnes de Bolbec (60 km de Rouen). Ils nous disent que le refuge du col de Chécroui est très bien. Nous décidons de pousser jusque là pour passer la nuit.
Nous continuons notre descente jusqu’au refuge Elisabetta (2035 m). Nous profitons d’un endroit calme un peu plus bas que le refuge pour manger.
Après une route assez plate, nous arrivons à la retenue d’eau du lac de Combal (1975 m). L’eau a une teinte verte.
À partir de ce lac nous entamons la montée vers le col de Chécroui (1956 m). Celle-ci sera longue et difficile. Pourtant le paysage est splendide.
À 16 heures nous arrivons enfin au refuge. Le patron est très gentil. Il nous précise que nous pouvons camper à coté du refuge et utiliser les douches. D’ailleurs, nous dit-il, ici “ vous n’avez à craindre que moi, ma femme, les chiens, les chevaux, les renards et les aigles ”.
Un couple, Isabelle et Sylvain, est arrivé quelques minutes avant nous. Ils font aussi le tour du Mont-Blanc et ont prévu à peu près les mêmes étapes que nous. L’ambiance est sympa. La nuit sera un peu agitée par des chiens qui aboient m'enfin ....
Jeudi 16 juillet 1998
Départ : Col de Chécroui
Destination : Le Prè (Refuge Bertone)
Petite étape en ce 4ème jour. Nous faisons la route avec Isabelle et Sylvain. Réjane commence à sentir un peu moins son dos. En arrivant sur Courmayeur (1226 m), nous faisons quelques courses dans un supermarché. Les prix sont très élevés. Le midi nous déjeunons dans un restaurant. Nous espérions manger une pizza, mais malheureusement le midi ils n’en servent pas, alors on se rabat sur des pâtes. Après le repas, nous attaquons la montée sur le refuge de Bertone (1970 m). Cette montée d’environ 2 heures, de 700 mètres de dénivelé, paraît très difficile. En plus du repas assez copieux que nous venons de faire, nous avons fait des provisions de fruits et légumes frais ce qui alourdit notablement le sac à dos.
Isabelle et Sylvain sont déjà arrivés lorsque nous atteignons le refuge. On ne sait pas trop où s’installer. On pense le faire pas très loin du poulailler mais il paraît que l’endroit est réservé pour l’hélicoptère qui ravitaille le refuge. Tout compte fait, nous nous installons avec Isabelle et Sylvain, un peu au dessus du refuge, sur un terrain plein de bouses séchées, mais avec une superbe vue sur la chaîne du Mont-Blanc. Après avoir pris une bonne douche au refuge, nous passons une soirée sympa.
Vendredi 17 juillet 1998
Départ : Le Pré
Destination : Refuge Elena
Le réveil se fait en fanfare. Sylvain réveille tout le monde en tapant sur une casserole.
Nous entamons dès le départ la montée sur Testa Bernarda (2534 m).Cette première partie est difficile, mais s’effectue sous le soleil avec de superbes vues sur la chaîne du Mont-Blanc.
Lors de la montée vers Testa Bernarda, un troupeau de jeunes vaches descend en courant sur le sentier où nous sommes. Grosses frayeurs ! Le vacher explique que ces vaches appartiennent à personne, et qu’elles se sont séparées d’un autre troupeau.
Au col du Sapin (2436 m), nous nous retrouvons avec Isabelle et Sylvain ainsi que les hollandais. Nous descendons sur Lavachey (1642 m). Le sentier passe au milieu d’une ferme très, très sale ! Puis, nous montons vers le refuge Elena (2062 m). Nous arrivons au refuge à 14 h 30. Il y a des travaux et pas d’électricité. Nous en profitons pour prendre un bain de soleil.
Le dortoir est composé de magnifiques meubles en pin bleu et vert.
Samedi 18 juillet 1998
Départ : Refuge Elena
Destination : Champex
Nous prenons notre petit déjeuner à 6 h 30. Il est aussi garni que le dîner (pain, beurre, confiture, ...). Puis nous attaquons la montée sur Grand Col Ferret (2537 m). Il nous faut 1 heure pour monter alors que le topo-guide en indique 2. Nous sommes en Suisse !
Nous faisons la descente avec Isabelle et Sylvain. L’idée de bientôt manger du chocolat donne des ailes. Dans la descente nous voyons beaucoup de marmottes. Le chemin passe à coté d’une ferme. Il y a des cochons qui sont bien propres, tout roses. On est bien en Suisse ! Nous arrivons à la Fouly (1610 m). Nous effectuons un ravitaillement principalement en chocolat; les laitages sont à un prix exorbitant mais cela fait du bien de manger des yaourts frais.
Le chemin continue ensuite en suivant une rivière.
Sur ce chemin, je mets le pied dans un trou et avec le poids du sac à dos, je me fais un étirement des ligaments du genou droit. À Issert (1055 m), je fais du stop jusqu’ à Orsières où un médecin me fait une infiltration pour pouvoir finir le tour du Mont-Blanc.
Je rejoins Réjane, Isabelle et Sylvain en prenant le car pour Champex. En attendant le car, un monsieur veut me payer un coca-cola car les magasins n’acceptent que l’argent suisse; un premier aperçu de la gentillesse suisse. La route pour monter à Champex n’est pas très large avec de bons virages. C’est assez impressionnant en car.
Pendant ce temps Réjane, Isabelle et Sylvain montent à Champex (1466 m) en restant sur le TMB. La montée est longue et difficile surtout que le temps est très lourd.
Nous nous retrouvons tous à l’entrée de Champex. Quelques courses pour acheter du pain aux noix et quelques fruits et légumes.
Nous passons la nuit sur un terrain de camping.
Nous sommes à coté d’une famille suisse qui possède un bungalow. Ils sont très sympathiques avec un super accent suisse (expression favorite de la dame : “C’est bonnard !”). Lors du dîner, ils nous donnent du pâté, une salade de tomates, du vin. Encore un bel exemple de la gentillesse suisse.
La nuit est excellente.
Départ : Champex
Destination : Le Peuty
Contrairement à ce qui est indiqué sur le topo-guide il n’y a aucune commodité. Nous faisons un petit ravitaillement à Trient qui se trouve à 15 minutes de la tente. Ce n’est pas très loin, mais le plus pénible pour nous quatre c’est de remettre les chaussures.
Nous retrouvons les gens de Bolbec qui dorment dans un hôtel à Trient; ils ont perdu deux des leurs en route avant de faire l’Arpette.
Lundi 20 juillet 1998
Départ : Le Peuty
Destination : Argentières
Mardi 21 juillet 1998
Départ : Argentières
Destination : Les Houches
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