Vous allez trouver une série d'articles sur les bateaux présents lors de l'armada de Rouen 2003. Je les ai classés par ordre
alphabétique du nom des bateaux.
La majorité des photos ont été prises un samedi matin de très bonne heure; cette précision explique un certain jeu de
lumière sur les photos.
Les autres photos ont été prises lors du départ, dans la descente de la Seine vers Le Havre.
Vous remarquerez que j'ai essayé de prendre non seulement les bateaux en photo mais aussi quelques détails précis de ces
derniers.
Gréement : Trois-mâts barque Pays : France
Lancement : 1896
Longueur hors-tout : 51 m
Voilure : 1 200 m²
Tirant d'eau : 3,50 m
Equipage : 17 marins et élèves navigants
Le Belem est le dernier grand voilier français. Il avait vocation d'acheminer des marchandises du Brésil vers la France et plus principalement du cacao pour le célèbre chocolatier Menier.
Dès 1914, racheté par le duc de Westminster, le navire abandonne ses fonctions commerciales pour devenir un yacht luxueux. Il sera ensuite racheté par le brasseur Guinness en 1921 qui le
rebaptisera Fantôme 2 et entreprendra à son bord un tour du monde.
Désarmé en 1939, il sombrera dans l'oubli durant treize années. La fondation Giorgio Cini de Venise le redécouvre alors et le convertit en navire-école destiné à l aformation professionnelle des
cadets.
En 1979, le pavillon français flotte de nouveau au haut de l'un des mâts du navire qui retrouve au passage son nom d'origine.
Grâce à l'interventiondes Caisses d'Epargne qui décident d'en faire l'acquisition, le Belem est ramené à Brest où il est entièrement rénové.
Désormais le Belem est classé monument historique et permet encore à ses passagers de renouer avec la navigation au long cours.
Gréement : Trois-mâts
carrés
Pays : Norvège
Lancement : 1937 Port d'attache : Oslo Longueur hors-tout :
73 m
Voilure : 1 387 m²
Tirant d'eau : 4,70 m
Equipage : 16 hommes et 78 cadets
L'origine de ce grand voilier norvégien est peu ordinaire. En effet,
ancien offichier de cavalerie, directeur d'une scierie et armateur de bateaux à la fin du XIXe siècle, Christian Radich décide de léguer à sa mort une partie de sa fortune à l afondation
de l'école navale d'Oslo pour la construction d'un navire-école à la condition que celui-ci porte son nom.
Le projet ne sera concrétisé qu'en 1935. Lancé en 1937, l'élégant
Christian Radich permettra de former 99 cadets dès l'année suivante. Il effectuera sa toute première grande traversée en 1939 en ralliant New York en seulement 30 jours établissant ainsi un record
de vitesse sur 4 heures avec 41 miles nautiques parcourus.
Le Christian Radich vivra la période la plus sombre se sonhistoire et
échappera de peu à une fin tragique durant la seconde guerre mondiale. Réquisitionné par l'armée allemande afin d'entraîner les marins de la kriegsmarine, il sera frappé de plein fouet lors d'un
raid aérien anglo-américain. Il sombrera mais sera sorti des flots en 1947 et reprendra jusqu'en 1976 sa carrière de navire-école.
Il est devenu aujourd'hui un
navire ambassadeur, représentant la Norvège. Il fut entièrement rénové en 2000.
Gréement : Trois-mâts barque Pays : Mexique Lancement : 1982 Port d'attache : Acapulco Longueur hors-tout : 90,50 m Voilure : 2 200 m² Tirant d'eau : 4,80 m Equipage : 28 officiers, 190 marins, 90 cadets
Ce majestueux trois-mâts barque rend hommage à l'empereur insoumis et dernier prince aztèque Cuauhtemoc.
Internationalement connu pour son élégance et son raffinement, avec notamment ses vitraux du salon arrière laissant filtrer une lumière tamisée se reflétant sur le mobilier acajou, le Cuauhtemoc est également ambassadeur de son pays, puisqu'il accueille durant les escales les remises dues aux marins pour leur excellente tenue en mer et la beauté de leurs manœuvres.
Les manœuvres même à quai sont impressionnantes.
En figure de proue du bateau, Cuauhtemoc, empereur aztèque né en 1496, ultime conquérant de sa glorieuse lignée. Son nom vient du náhuatl "cuautli" qui veut dire "aigle" et de "Temoc" qui signifie "qui descend".
Gréement : Trois-mâts goélette Pays : Indonésie Lancement : 1953 Port d'attache : Djakarta Longueur hors-tout : 58,27 m Voilure : 1 100 m² Tirant d'eau : 4,05 m Equipage : 8 officiers, 20 marins, 78 cadets
Le Dewarutji est un navire école pour la marine indonésienne. La goélette a la particularité d'avoir trois ponts pour accueillir le carré des officiers, la timonerie, les postes de commandements et l'hebergement de tous les cadets en apprentissage.
La goélette a aussi la caractéristique de porter une grande surface de voilure et un jeu très complet de seize voiles. Pour rééquilibrer l'assiette du bateau lorsqu'il est sous voile à la gîte, un système de ballast de deux cents tonnes entre en action. Sa coque est en acier mais sa mature présente la caractéristique d'être en bois.
Selon une légende indonésienne, Dewarutji est le Seigneur protecteur des océans. C'est ce semi Dieu de la légende qui est représenté sur la figure de proue du Dewarutji.
Gréement : Trois-mâts
barque
Pays : Grande-Bretagne Port d'attache :
Charlestown Lancement : 1907 Longueur hors-tout : 44 m
Voilure : 2 879 m²
Tirant d'eau : 3,20 m
Equipage : 15 personnes
Le Earl of Pembroke est une vraie vedette de cinéma. Il est d'abord baptisé Orion et sert de caboteur sur la côte orientale des îles britanniques. Après 25 ans de bons
et loyaux services, il est abandonné par son affréteur dan sle port de Thisted au Danemark durant cinq ans.
Mais en 1979, son histoire prend un nouveau tournant, quand le milliardaire
anglais Robin Davies le repère, l'achète et lui offre un vrai lifting. Neuf ans de chantier le transformeront en trois-mâts barque digne de ses ancètres du XVIIIè siècle grâce à la
refonte intégrale de la coque et du gréement. Depuis 1994, le voilier navigue sous le nom de Earl of Pembroke. Il a participé à une dizaine de films de cinéma et de télévision, dont notamment l'Ile
au trésor, Moll Flanders ou Treasure Island.
Gréement : Frégate Pays : Grande-Bretagne Lancement : 1997 Port d'attache : St Katharine's Haven, près de Londres Longueur hors-tout : 46,30 m Voilure : 2 300 m² Tirant d'eau : 3,25 m Equipage : 28 personnes
Malgrè son nom, le Grand Turk ressemble en tout point à une frégate anglaise de la fin du XVIIIè siècle. Ce n'est pas tout à fait un hasard. Son constructeur est en effet l'anglais Michael Turk, héritier d'une longue lignée d'armateurs de bateaux qui œuvrent depuis 1295.
Michael Turk a donc reproduit un vaisseau de ligne, dont les prédécesseurs ont constitué la flotte de l'amiral Nelson. Le Grand Turk a été construit en Turquie, à base de bois exotique comme l'iroko ou le mahogony.
Depuis son lancement en 1997, l'allure majestueuse du Grand Turk a incité bon nombre de cinéastes à le mettre en scène dans des films cinématographiques et des séries télévisées.
Gréement : Trois-mâts
goélette
Pays : Pays-Bas Port d'attache : Amsterdam Lancement :
1964 Longueur hors-tout : 41,70 m
Voilure : 628 m²
Tirant d'eau : 3,20 m
Equipage : 7 personnes
Le JR Tolkien s'est d'abord appeé le Dierkow. Construit dans les chantiers de l'Elbe, dans l'ancienne République Démocratique Allemande, il était utilisé par ses
propriétaires comme remorqueur dans les ports de la mer Baltique, aidant les bateaux transporteurs de marchandises à entrer et à sortir. Comment transformer un remorqueur en yacht de luxe ? C'est
tout le pari que s'est fixé la famille van der Rest, armateur hollandais de voiliers anciens destinés à la croisière de luxe. Trente ans après sa création, elle repère ce petit bateau de 42 mètres,
le remet en état, le transforme pour qu'il prenne les allures d'une goélette de luxe. Le mât de misaine se pare de voiles auriques, la coque est réaménagée.
Grâce à la passion des ses propriétaires, l'anodin petit remorqueur est devenu un yacht de luxe, pouvant embarquer jusqu'à 90 personnes à la journée et jusqu'à 32 personnes pour de longues
croisières grâce à ses onze confortables cabines.
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